« Chansons pour ville en guerre », vendredi 16 novembre à 20 h 30

Dans le cadre des commémorations du centenaire de l’armistice de 1918, la ville de Saint-Aubin-du-Cormier vous propose

« CHANSONS POUR UNE VILLE EN GUERRE »
par la compagnie Ellébore

VENDREDI 16 NOVEMBRE à 20 h 30

Ellébore a rassemblé pour ce spectacle une quinzaine de chansons trouvées sur les cahiers des soldats du front ou chantées dans les cabarets après avoir passé la censure. Elles dressent le tableau sensible et troublant d’une ville de l’arrière pendant la Grande Guerre. Le front est loin, mais la guerre est partout présente.

Au fil du spectacle Le brancardier Albert Filoche, qui nous a laissé son journal de guerre, nous guide dans ce labyrinthe d’émotions. Loin de l’esprit de revanche et de conquête, il nous conduit jusqu’au grand rêve de paix entre les peuples, que les illusions de la victoire et les tragédies du vingtième siècle ne suffiront pas à étouffer.

Tout Public / Durée 1 h 15
Entrée : de 5 € à 10 €

RÉSERVATIONS
02 99 39 10 42 ou en ligne sur ce site

 


Article de France Bleu Mayenne

Le groupe Ellébore nous raconte en musique la vie des poilus et des civils pendant la première guerre mondiale

Le groupe est composé de cinq chanteurs, dont trois musiciens (guitare, clarinette et accordéon). Ce groupe a créé ce spectacle il y a dix ans, un spectacle revu et amélioré en 2014, pour les cent du début de la première guerre. Les dernières représentations ont lieu en ce moment, pour les cent ans de l’armistice.

Des chansons de poilus…

C’est un spectacle d’une quinzaine de chansons, glanées dans des cahiers de poilus, ou aux archives départementales. Ces chansons ont été écrites par des chansonniers de l’époque, mais aussi par des poilus eux-mêmes.

« Les chansons qui étaient écrites dans les tranchées, c’était les poilus qui prenaient un air qu’ils connaissaient, par exemple « Le Temps des Cerises », et à partir de cet air là, ils inventaient de nouvelles paroles. Comme par exemple la chansons du « Bouquet à l’Aimée », écrite sur l’air du « Temps des Cerises », explique Jeanne-Marie Côme, chanteuse guitariste.
« Il y a des chansons beaucoup moins romantiques qui évoquent par exemple les poux. Et puis il y a la fameuse chanson de Craonne, qui est très célèbre, l’une des plus connues de la guerre 14-18. Mais en fait les gens savent assez peu qu’il en existe plusieurs versions, parce que cette chanson, écrite par un poilu, a été transmise de personne à personne, apprise par cœur, et adaptée au fil des batailles », ajoute Jeanne-Marie Côme.
Les chansons des poilus sont souvent grivoises, car « il fallait de l’humour pour supporter l’insupportable », selon la chanteuse. « Mais il y a des chansons tendres, des chansons de jeunes soldats romantiques, et il y a des chansons de révolte comme la chanson de Craonne », complète Domnique Boulmer, membre du groupe.

… et des chansons de chansonniers

Les chansonniers aussi ne chôment pas pendant la guerre, ils composent de nombreuses chansons à l’arrière du front. « Leur particularité c’était d’écrire des chansons à partir du présent, de la réalité, avec parfois un sens parodique, pour eux il s’agissait aussi de déjouer la censure », précise Jeanne-Marie Côme.

Au total, le groupe Ellébore a sélectionné une quinzaine de chansons, des tranches de vie en musique. « Comment vivaient les gens à l’époque, quand ils étaient sur le front, quand ils étaient à l’arrière, on a essayé de retrouver ça », ajoute Dominique Boulmer.
Le spectacle se termine sur une chanson écrite par le groupe, la complainte des trois soldats, une chanson qui invite à la paix.

// Publié le Jeudi 8 novembre 2018 à 4:01  par Charlotte CoutardFrance Bleu Mayenne  //

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