Vidéos de la saison : Soviet Suprem

Soviet Suprem« SOVIET SUPREM » / En concert / Nouvelle scène Française
Soirée co-organisée avec le Centre Culturel de Liffré dans le cadre d’un festival initié par le réseau des 4 saisons
Vendredi 20 mai / 20 h 30 /  Entrée : 5 € & 10 €

 

 

Avec ces zigotos, une bio, c’est une gageure. C’est comme un théâtre de marionnettes, ils passent, ils repassent, sauf qu’on ne sait plus qui c’est Guignol. Bon, à la base, ils sont deux, et ont déjà un lourd passé. Des récidivistes, je vous dis, question reconstitution de ligues (pas vraiment) dissoutes. D’un côté (gauche), R-Wan, un drôle de pseudo, normal, ce n’en est pas un, sulfateuse (mot exclusivement féminin ?) de mots, déjà repéré dans Java-le-groupe et qui a fait provisoirement sécession (mais pas scission) pour rouler solo, du coup, encore plus marqué. De l’autre côté (gauche aussi, ça pose un problème ?), Toma Feterman, archifiché comme leader de La Caravane Passe, 6 disques en 10 ans, un touche-à-tous (les instruments), ambassadeur de toutes les tziganies. Alors, quitte à être à gauche, autant ressortir les vieilles lunes. D’abord, ils se sont flairé. R-wan est passé… dans la Caravane (le temps d’un featuring), puis traîné dans les réduits où Toma (devenu Feetermix) mijotait ses affaires electro-balkaniques en compagnie d’un certain DJ TaGaDa. Ca sentait la poudre. A force de se fréquenter, ils ont fait alliance. Avec un nom , Soviet Suprem, et un programme constructif : léger et punk à la fois, sur tempo bolcho-trigane, avec diversions cumbia et hip hop, voire… sirtaki. Tout cela sur un dancefloor chauffé à… rouge.
A ma gauche, Sylvester Staline, à ma gauche aussi, (vous avez compris !) John Lénine. Et derrière, des gros bras, avec, pour donner le tempo (et les ordres), DJ Croute Chef. Attention, toute ressemblance avec certains aboyeurs conquérants de la grande Russie d’aujourd’hui est infondée (et passible de camp) Soviet Suprem trouve ses repères dans le chromographie des années rouge vif, en prenant soin… de tout mélanger, rideau de fer et Pavlov (celui du reflexe), Bolchoï (le théâtre) et Tito (la Yougoslavie). Voire goulag et jetlag, smirnoff et popopopof, pourvu que ça rime et, à la fois, que ça rime à rien. Directive incontournable : que ça gouaille. On est loin des camps de pionniers, des levers du drapeau, nos deux leaders se qualifient volontiers de « bâtards », en vérité, ce sont des punks à chiens… de Pavlov (mais sans chiens) sur canapé ( ! ) de musiques cuivrées pour mariages, enterrements, mais aussi baptêmes et révolution ; du russo-tzigano-balkanico-rom frénétique et anti-dialectique. Soviet Suprem, c’est un commando d’élite qui finalement s’avoue libertaire, plus noir que rouge, qui fait le mur des conventions. Avec John Lenine et Sylvester Staline, prenez le pouvoir de la teuf. Un truc que les Soviets n’avaient pas mis au programme.

Lorsque R.Wan de Java rencontre Toma Feterman de La Caravane Passe, cela donne naissance à un groupe détonnant Soviet Suprem. Le choix de leurs pseudonymes Sylvester Staline et  John Leninenous indique déjà le caractère décallé de leur musique et de leurs textes. Alors que la culture générale tend plutôt vers l’Ouest, nos deux musiciens parisiens partent  à la conquête de l’Est pour vivre leur  « balkanican dream » et faire du « rap soviétique ». Hyperactifs de l’écriture, ils s’amusent de tous les clichés de l’ère soviétique et composent une musique festive et gaie aux couleurs des Balkans et des pays de l’est. 

France Inter 2014

Réservation sur ce site ou en mairie au 02 99 39 10 42

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