Concert de NOLWENN KORBELL’S BAND ce soir à l’Espace Bel Air

L’artiste polyglotte sera en concert à l’espace Bel Air ce soir à 20 h 30.

Nolwenn Korbell s’est tracée un chemin pour le moins serein dans sa carrière avec une poignée d’albums et de collaborations en tous genres. La chanteuse bretonne a décidé de monter en grade en montant un nouveau projet musical tout simplement intitulé Nolwenn Korbell’s Band. Avec l’aide des musiciens, elle arrive à franchir un nouveau palier avec son nouvel album intitulé Avel Azul.

Le Nolwenn Korbell’s Band est composé de la bretonne mais également du guitariste Frank Darcel (Marquis de Sade, Republik), de Xavier Geronimi à la guitare (Etienne Daho, Alain Bashung), de Roberto Friot à la basse (Bernard Lavilliers, Françoise Hardy) ainsi que de Pierre Marolleau à la batterie (Fat Supper). Et Avel Azul est l’accomplissement artistique de cette rencontre où on se laisse bercer par ces dix morceaux avec une forte influence indie rock pour les moins flamboyants et nostalgiques comme « Your Best Mother », « Boud dieub » et « An Alc’hwez » entre autres.

Alternant l’anglais (« Sometimes Lovers Don’t Meet » conviant le trompettiste Eric Le Lann), le français (« Les lettres du front », « Où sont les nôtres ? ») mais également le breton (« Pevare », « Luskell » avec la participation du chanteur-guitariste Brieg Guerverno), l’interprétation magistrale de Nolwenn Korbell n’arrête pas de nous procurer mille frissons comme la ballade nommée « Da Belec’h » mais également la conclusion nommée « That Kid Is Different » chanté aux côtés de Frank Darcel tandis que son groupe nous concocte des arrangements denses comme il se doit. Avel Azul est un bel album mais aussi étrange que la météo où l’on traverse des passages rock riches en noirceur suivies d’une douceur mélancolique de la chanson française en passant par les passages joviales de britpop.(Article paru dans « Les oreilles curieuses » du 27 avril 2018)


NOLWENN KORBELL’S BAND en concert > SAMEDI 18 JANVIER / 20 h 30 – Espace Bel Air

Entrée : 13 € plein tarif  & 6,50 € demi tarif

Réservations en ligne ici


Ils en parlent :

Extrait d’une interview du Télégramme du 3 octobre 2019

(…)
Avec le Nolwenn Korbell’s band, vous travaillez avec Frank Darcel. En quoi est-ce différent ?
J’ai déjà travaillé en duo dans d’autres formations. Mais c’était avec mes chansons, mes compositions. Frank voulait un nouveau style, plus pop-rock, même si j’avais déjà fait un album un peu rock en 2010 (Noazh). « Avel Azul » (sorti en 2018, NDLR) repose surtout sur ses compositions. Il m’a envoyé des musiques sur lesquelles j’ai écrit des paroles en breton. C’est un album à quatre mains. Mais c’est lui qui a dirigé tout le travail musical. Pour une fois, je ne suis pas leader. Et c’est agréable d’entrer dans l’univers de quelqu’un d’autre.

Qu’est-ce qui vous a convaincu chez lui ?
Au départ, il m’a fait écouter des morceaux. Ça me plaisait. Vu son passé, son parcours, comme producteur d’Étienne Daho notamment, j’étais curieuse de voir ce que ça pouvait donner. Sous la direction de quelqu’un, j’ai l’impression d’être comme au théâtre. Je me laisse diriger et Frank me fait aller sur des terrains musicaux que je n’aurais pas explorés toute seule, avec plus de chansons françaises et d’anglais. C’est intéressant d’avoir une oreille extérieure.

Vous êtes impliquée dans la défense de la langue régionale. Qu’est-ce qui vous empêche de produire des textes uniquement en breton ?
Je fais en fonction de mes envies, mes désirs. Le prochain album, en 2020, sera plus personnel. En mélangeant toujours anglais, français et breton. Cela reflète ma personnalité. Je suis une femme à l’écoute de la musique anglo-saxonne, française et bretonne. J’aime les langues en général. Et le breton est lié à mon histoire, tout comme le français. Je prends plaisir à me balader autour des langues. J’ai déjà chanté dans l’« Opéra de quat’sous », de Brecht, en allemand. Une langue ne doit pas primer sur une autre. Les gens doivent prendre conscience de ça.

Vous avez par ailleurs signé une lettre ouverte « Non à la francisation des noms de lieux et de rues en Bretagne »…
C’est important d’éveiller les consciences là-dessus. Nous sommes en train de débaptiser des lieux bretons pour mettre des noms fantaisistes, qui n’ont rien à voir avec la choucroute. Nous allons vers l’éradication d’une langue écrite qui témoigne de la géographie, des lieux. Ça vaut le coup de se battre pour ça. Le breton est de moins en moins parlé. S’il ne peut même plus être lu, ce sera terminé.

Article de Bretagne actuelle :  Nolwenn Korbell’s Band « Avel Azul »

Deux ans après une première collaboration (la ballade pop/rock « That kid is different » présente ici, et sur la compilation « Terres Neuves »), Nolwenn Korbell retrouve le guitariste et producteur Frank Darcel (Marquis de Sade, Etienne Daho, Republik…) pour un sixième album aux ambiances souvent mélancoliques, chanté en breton, anglais et français. Chacun vient avec son univers, suscitant des collisions fructueuses. A la manœuvre, Frank qui écrit, produit et arrange la plupart de ces compositions. Parfois, la lumière jaillit, comme sur le morceau « Da Belech’ » (Vers où), premier single extrait de ce disque où la voix de Nolwenn s’envole à mi-parcours mi –vestale, mi pythie, à peine soutenu par une guitare new-wave. Tandis que l’entraînant « Boub dieub » semble le titre pop/rock idéal pour faire décoller l’ambiance en concert. L’émotion vient aussi sur le délicat et poétique « Lettres du front » qui se met du point de vue de l’aimante, et semble évoquer ces conscrits bretons de la Première Guerre Mondiale envoyés se battre dans les tranchées. Un album élégant, un peu rêche, pas toujours évident, qui se découvre au fil des écoutes.
(Frédérick Rapilly / Nolwenn Korbell’s Band / « Avel Azul » Universal Music)

 

FNAC 

La revoilà aujourd’hui en chanteuse, cette fois à la tête d’un groupe qui a pris son nom : le NKB, le Nolwenn Korbell’s Band ! Son sixième album est donc un projet collectif, initié par Frank Darcel, le guitariste du mythique groupe Marquis de Sade, récemment de retour sur scène. Ce sont, au total, cinq textes en bretons, deux en français et trois en anglais qui sont nés des inspirations conjuguées de Frank et de Nolwenn. «Je me suis rendue compte que ce que nous avions écrit était assez noir. Mais notre époque n’est-elle pas particulièrement sombre ?» Dans ce disque, si les guitares sont indéniablement rock, elles sont plus mordantes qu’assourdissantes, avec un son rêche mais élégant, rugueux mais lumineux, avec un peu d’étrangeté aussi, ici et là, mais sans fioritures. Une grande voix, comme celle de Nolwenn, douce, ample, ça se respecte. Dans les contrastes naissent les émotions.

Pour marque-pages : Permaliens.

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