Soirées du Cormier : Concerts de Black Swan et The Chapas samedi 24 juillet

Après la « Fête de la musique…quand même », les Soirées du Cormier se poursuivent samedi 24 juillet à partir de 20h30, place Alexandre Veillard,  avec les concerts de BLACK SWAN et THE CHAPAS.

Nous vous rappelons que l’entrée est libre et gratuite et que votre accueil sera assuré dès 19h30 par l’association Les Baladins de la Tour avec rafraichissements et petite restauration à consommer sur place.

 

Black Swan

Groupe atypique dans la sphère pop/rock, Black Swan se distingue par un quatuor féminin qui change du format classique guitare/basse/batterie/voix. La guitare acoustique, soutenue par le clavier et accompagnée de savoureuses mélodies violonées, met en avant des voix pleines d’émotions au service de belles reprises ou de compositions personnelles

 

The Chapas

Deux Bretons et un album de rock noir au tranchant expressionniste, tout en ratures, hybride original à la singularité insaisissable car, a priori, les ficelles sont très classiques : riffs obsessionnels, graillons d’ampli, harangues d’exorciste, tambours de guerre, atmosphères menaçantes, un paysage désormais familier d’americana dur, de blues-rock roots, voire de progressisme stoogien.

Mais voilà : la personnalité de Swann Yde et d’Iolo Gurrey, l’art de l’équilibre, de l’économie, et surtout l’art de laisser l’auditeur loger ses propres émotions dans une architecture propice. Naguère, Iolo Gurrey officiait dans un groupe de folk nommé Fingers & Cream, dont la grande qualité, déjà, était de laisser rayonner l’énergie de l’auditeur lui-même, plutôt que de la lui infliger. Ici, un rock sans rondeur posé sur une base relativement neutre, et un chant à la calligraphie souple mais au timbre assez froid, sans émotivité directe, ouvrent à l’auditeur une disponibilité pour ses propres sentiments. On dirait bien que le duo laisse l’auditeur conduire l’album et donner un sens aux chansons. D’ailleurs les références sont ce que chacun veut qu’elles soient, un style desperado 70’s aux intonations morrisonniennes, un underground afterpunk plus réfrigérant (‘Conclusion’, entre autres), etc.

Avec une économie très efficace et une intelligence explicite des contrastes, les deux Bretons trouvent un équilibre merveilleux qui se développe comme un feeling à part entière et relance perpétuellement l’intérêt de l’entreprise. Ils inventent un disque que l’auditeur crée à mesure qu’il l’écoute !

Sinon, pourquoi The Chapas ? « On cherchait un nom en lien avec les Indiens d’Amérique du fait que l’esprit répétitif et transe que leur musique nous inspire. « Chapas » en navajo signifie castor. Le castor figure parmi les animaux sacrés et emblématiques dans nombre de cultures amérindiennes ».

 

 

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